Église de Jésus-Christ de l’Univers
Par Mauro
28.11.2025
(audio traduit)
Ce dimanche marque le début de l’Avent. L’Avent est l’un des moments forts de l’année, c’est une période très belle, une période d’attente. D’ailleurs, avec l’arrivée de Noël, l’année jubilaire s’achève, une année particulière où le Seigneur, à travers le Jubilé, lors de sa seconde venue, sa présence vivante ici sur Terre, a rassemblé tout ce qu’Il pouvait rassembler, tous ceux qui se sont laissés embrasser par son amour et ont décidé de commencer véritablement à rechercher la vie.
L’attente de Jésus, l’attente du Sauveur, comme toujours, doit être préparée avec tout notre être, elle doit être préparée en essayant de comprendre, d’entrer dans ce mystère, qui est ce qui compte vraiment : la naissance du Sauveur, la naissance de Celui qui rouvre l’histoire, car chaque homme, après la naissance, la mort et la résurrection de Jésus a retrouvé la grâce, la force et le pouvoir, afin que sa vie redevienne la vie d’un enfant de Dieu. C’est un grand mystère, le mystère de l’amour de Dieu, et accueillir cet amour, essayer au moins de permettre au Saint-Esprit de nous l’expliquer, c’est ce qui change notre vie. Mais cela changerait aussi l’histoire de ce monde si les chrétiens accueillaient cet amour, même à notre époque et pas seulement il y a deux mille ans. Cela permettrait à l’homme de redécouvrir ce que signifie être enfants de Dieu et à la création de contempler les enfants de Dieu à travers les hommes et femmes. Ainsi, toutes choses seraient réunifiées en Christ.
Je pense qu’il est évident pour tout le monde de remarquer comment le monde, l’esprit du monde, a cherché, à chaque grande fête, à chaque grande solennité, à semer la confusion, à détourner l’attention de ce qui compte et à orienter notre être vers des choses moins importantes qui, précisément parce qu’elles ne sont peut-être pas profondément mauvaises, nous font perdre de vue – dans le cas de Noël – l’immense amour de Dieu, qui nous a donné un Fils. Si nous pensons à Noël, à l’esprit de Noël, au Père Noël, tout est ramené au niveau de l’âme, des sentiments, des affections, des émotions… en apparence, tout est très beau, très doux, tout le monde doit s’aimer, mais au fond, croyez-moi – je pense que l’on voit bien – que le monde, l’esprit du monde veut nous détourner de réfléchir en nous-même ce que signifie la naissance de Jésus.
Alors, je vous invite, moi aussi, cette année, à ne pas vous arrêter à Noël comme la naissance de Jésus, comme une habitude. Chacun, en fonction de son âge, combien de fois a-t-il vécu Noël ! Ne nous arrêtons pas aux belles paroles, ne nous arrêtons pas aux sentiments, mais essayons de méditer profondément – nous le ressentirons à Noël – : « Un Fils nous a été donné »[1], qu’est-ce que cela signifie ? Et essayons de contempler cet amour, l’amour du Père qui nous donne son Fils.
Je réfléchissais, je vous le dis aussi, à ce que cela a dû être pour les anges, pour les frères et sœurs fidèles de l’univers, de comprendre Dieu le Père, qui décide de nous donner Jésus-Christ, deuxième personne de la Trinité, l’amour du Père, l’amour du Fils, qui accepte de s’incarner par amour pour nous. Je crois que les anges ont eu un instant pour le comprendre et, face à cette humilité de Dieu, ils se sont une fois de plus émerveillés de sa grandeur, de combien ce Dieu mérite d’être aimé.
Alors, en regardant cet Enfant, en regardant Noël, essayons de courir vite pour le désirer, pour l’aimer. Mais en cette période, essayons de l’aimer non seulement comme l’Enfant – nous sommes désormais adultes – mais comme le Ressuscité, que notre amour l’appelle ‘glorieux’ et accélère son retour glorieux. Nous vous l’avons annoncé à plusieurs reprises : Jésus est aux portes ; regardez, c’est vrai. Levons les yeux vers le ciel et essayons de contempler les choses d’en haut, la vie d’en haut, à partir de Noël ; contemplons la vie d’en haut avec ceux qui l’ont déjà. Accueillir l’amour de Dieu, c’est aussi le connaître, le comprendre.
Alors, pour le comprendre, qui mieux que les saints, les anges, le Saint-Esprit, la Très Sainte Vierge Marie peut nous aider ? Cet amour qui, je le répète, veut revenir dans la personne de Jésus glorieux, veut nous conduire à la plénitude. Chaque jour est Noël, si nous nous laissons toucher par cet amour et si nous le recherchons. L’histoire doit aller à son accomplissement. Le christianisme, sans le retour glorieux de Jésus devient seulement une religion, il peut rester quelque chose de sentimental, mais il est inachevé. Toute l’Écriture Sainte se termine par : « Tout est accompli », mais tout n’est pas réalisé.
Le retour glorieux de Jésus, la victoire définitive sur la corruption et la mort, est au cœur du christianisme et exige la participation de tous. Notre participation, c’est le désirer, le rechercher, vouloir le connaître, l’aimer parce qu’Il mérite d’être aimé, précisément parce qu’Il nous a donné un Fils, son Fils. Tout doit être réunifié en Jésus-Christ, tout doit revenir à sa dimension originelle : les hommes et les créatures. Alors, marchons ainsi en cette période de l’Avent, ne gaspillons pas les grâces et prenons le temps de méditer, de réfléchir, de rechercher les choses d’en haut. Parlez à vos anges, aux saints qui vous sont chers, échangez comme vous le feriez avec un ami ou un frère, une sœur ici sur Terre, et vous verrez que nous ferons un pas en avant vers la connaissance des lois de l’Esprit et que nous rapprocherons la Jérusalem céleste de nous.
Que le Seigneur vous bénisse au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
[1] Cf. Is 9, 5
