2 février 2010
(par Stefania Caterina)
Dans le livre « Au-delà de la Grande Barrière », je n’ai pas présenté une somme de phénomènes et d’expériences extraordinaires. Ce n’était d’ailleurs pas mon intention. Au contraire, en décrivant mes expériences aux lecteurs, j’ai voulu apporter de nombreux éléments utiles pour montrer que l’univers entier se dirige vers Jésus-Christ, attendant que toute la création soit récapitulée en lui. Ceux qui appartiennent au Christ, comme les archanges, les anges, les saints, les âmes du purgatoire, les hommes fidèles à Dieu, sur la Terre comme sur d’autres planètes, doivent nécessairement vivre unis au Christ pour pouvoir accomplir leur mission au bénéfice de toute l’humanité. Chacun d’entre nous, en recevant la vie, reçoit également une mission à remplir. Être et agir forment notre identité. Mais notre mission ne peut pas s’accomplir si nous ne sommes pas unis au Christ. Détachés de lui, nous perdons nos repères et il n’est pas rare que nous fassions des œuvres vides, même si nous y mettons toute notre bonne volonté. C’est-à-dire que nous risquons de faire beaucoup d’œuvres au nom de Dieu, mais pas l’œuvre de Dieu. Jésus lui-même nous a mis en garde lorsqu’il a dit : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15,5).
Nous sommes appelés à l’union mystique avec le Christ. Il ne s’agit pas d’une expérience extraordinaire vécue par quelques âmes choisies, c’est l’étape obligatoire pour tout chrétien, le point de départ et, en même temps, le point d’arrivée de notre voyage. L’union mystique avec le Christ est la pleine union avec sa vie qui nous conduit à la réalité de la vie de Dieu ; unis à Jésus, nous expérimentons ce que signifie vivre en Dieu et avec Dieu. Saint Paul en parle dans la lettre aux Galates où il affirme : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ; cette vie dans la chair, je la vis par la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et s’est donné lui-même pour moi » (Gal 2, 20). L’union mystique ne peut être réalisée que par le don sincère et libre de soi à Dieu dans le Christ, par l’intermédiaire du Cœur Immaculé de Marie.
Je peux témoigner que les archanges, de nombreux saints, ainsi que des frères d’autres planètes fidèles à Dieu avec lesquels j’ai eu la grâce de communiquer, m’ont toujours répété ce point : rien dans l’univers ne peut exister détaché de Jésus-Christ. La puissance de sa pensée soutient l’univers. Satan lui-même doit compter avec l’immense puissance du Christ, et par le Christ il sera définitivement vaincu à la fin des temps. C’est pourquoi tout instrument de Dieu est tel lorsqu’il est uni à Jésus-Christ.
Il existe dans l’univers une créature unique dans son être et dans son action, dont le rôle est fondamental pour ceux qui veulent atteindre l’objectif d’une union profonde et sincère avec Jésus-Christ. Cette créature est Marie la Très Sainte, Mère de Jésus-Christ et de l’humanité, Reine de l’Univers en tant que telle, vénérée non seulement sur la Terre mais aussi sur les planètes dont l’humanité est restée fidèle à Dieu. J’ai longuement parlé de cette humanité dans le livre « Au-delà de la Grande Barrière ».
En vivant en union mystique avec le Christ par l’intermédiaire de Marie la Très Sainte, les valeurs fondatrices de la vie chrétienne sont pleinement retrouvées, tant au niveau individuel que communautaire. Parmi ces valeurs, deux en particulier acquièrent une nouvelle profondeur : le sacerdoce royal (qui appartient au peuple de Dieu) et la relation entre l’homme et la femme qui devient harmonieuse dans l’unité et la complémentarité.
Pour mieux comprendre la mission de la Très Sainte Marie, je vous présente un message dans lequel Jésus m’a parlé de sa Mère en tant que Corédemptrice de l’humanité. Il est daté du 22 mars 2008, samedi saint :
« En ce jour, vous vous souvenez de ma déposition au sépulcre, de mon repos après la passion. Mais je souhaite attirer votre attention sur la figure de ma Mère, que l’on invoque aujourd’hui comme Mère des Douleurs. Il est vrai que ma Mère était peinée, et une mère dans un tel état ne pouvait pas ne pas l’être. L’aspect humain était présent dans ma Mère comme il l’était en moi en tant que vrai Dieu et vrai homme. Cependant, je voudrais vous inviter à dépasser l’aspect humain de la douleur et à vénérer ma Mère et la vôtre aujourd’hui non pas comme la Mère des Douleurs, mais comme la Corédemptrice de l’humanité, celle qui, dans l’univers, a ouvert la voie à l’union mystique avec moi.
Lorsque je suis mort sur la croix, il n’y avait personne autour de moi, à part ma Mère, à participer à mon sacrifice. Les femmes, les apôtres, m’aimaient certes, mais ils ne comprenaient pas ce qui se déroulait sous leurs yeux. Ils n’avaient pas encore reçu l’onction de l’Esprit Saint pour comprendre pleinement ce que signifiait s’offrir au Père en union avec moi. Ils le comprendront plus tard.
Ma Mère, cependant, était préparée à cela ; elle devait l’être, car je ne pouvais pas mourir seul sur la croix. Je devais unir à mon sacrifice tous ceux qui, au cours des siècles, se donneraient à moi. Marie a été le premier être humain de l’univers à s’unir parfaitement à mon sacrifice sur la croix et à participer pleinement à ma résurrection. Ma Mère a été le premier être vivant à faire le passage pascal avec moi. Tous les autres ont été unis à elle, par elle et après elle. Même les hommes des autres planètes, fidèles à Dieu depuis la création, qui ont accompagné de leurs prières mon voyage sur la Terre, se sont unis à Marie au moment de mon sacrifice sur la croix. C’est pourquoi l’humanité ne peut s’unir à moi qu’à travers Marie. Le passage par son Cœur Immaculé est obligatoire pour tous ceux qui veulent atteindre l’union mystique avec moi. Ma Mère est celle qui a ouvert la voie, la première créature à réaliser l’union pleine et parfaite avec moi sur la croix, au-delà de la croix, pour l’éternité. C’est pourquoi elle est la Corédemptrice de l’humanité et c’est pourquoi l’humanité doit se tourner vers elle.
Cela n’est pas compris sur Terre : Marie Corédemptrice est un scandale pour beaucoup. C’est avec une grande tristesse que je constate qu’une partie de l’Église est opposée à Marie, bien qu’en apparence elle l’invoque. Ils l’honorent du bout des lèvres, mais dans leur cœur, ils la rejettent. Même de nombreux pasteurs détournent les fidèles de Marie avec les justifications les plus diverses. Mais moi, je vous dis qu’empêcher les petits de parvenir à Marie, c’est les empêcher de parvenir à moi. C’est un péché grave ! Scandaliser les petits en les empêchant d’atteindre la Mère est un péché grave! Je vous le répète : vous ne pourrez pas vous unir pleinement à moi sans Marie.
Cherchez ma Mère et votre Mère, parlez-lui et parlez d’elle. Essayez de la voir dans la bonne lumière, la lumière de l’Esprit Saint dont elle est remplie. Ce n’est plus seulement la mère accablée de douleur par la perte de son fils, ce qui n’est qu’un aspect, mais la Mère Corédemptrice, toute pure, toute sainte, la Mère puissante, unie à son Fils pour accompagner l’humanité à travers les siècles sur le chemin de la rédemption, en montrant à chacun la bonne direction.
En ma Mère avant toute autre, mon passage pascal de la mort à la vie s’est incarné et rendu visible. Sa présence au milieu des apôtres a été fondamentale : après avoir reçu l’Esprit Saint, les apôtres et les disciples ont tout compris, mais c’est par Marie qu’ils sont entrés pleinement dans mon sacrifice et qu’ils se sont unis à moi.
Marie est devenue la Mère de l’humanité sous la croix, au moment où elle s’est unie à mon sacrifice. Elle a ouvert la voie à l’union de toute l’humanité avec moi parce qu’elle a engendré l’humanité nouvelle, dont les prémices sont le sacerdoce, parce que le peuple nouveau est un peuple sacerdotal. Un peuple qui, à l’exemple de Marie, avec Marie et par Marie, s’est uni à mon sacrifice pour entrer dans ma résurrection. Il est donc clair que sans Marie, le sacerdoce royal, mais aussi ministériel, ne peut acquérir sa plénitude.
Marie est devenue la Mère de l’humanité sous la croix, au moment où elle s’est unie à mon sacrifice. Elle a ouvert la voie à l’union de toute l’humanité avec moi parce qu’elle a engendré l’humanité nouvelle, dont les prémices sont le sacerdoce, parce que le peuple nouveau est un peuple sacerdotal. Un peuple qui, à l’exemple de Marie, avec Marie et par Marie, s’est uni à mon sacrifice pour entrer dans ma résurrection. Il est donc clair que sans Marie, le sacerdoce royal, mais aussi ministériel, ne peut acquérir sa plénitude.
Je vous dis aussi que nous entrons dans les temps où la présence de la femme dans le peuple de Dieu doit trouver sa juste et digne place, parce que la femme est celle qui engendre et porte en elle le principe de la vie. Il ne peut y avoir d’homme détaché de la femme. Il ne peut plus y avoir la mission d’un homme, d’une femme, ou d’un homme et d’une femme qui vivent ensemble mais qui sont intérieurement détachés l’un de l’autre, comme c’est malheureusement le cas dans tant d’unions. La femme sur Terre vit une situation difficile : incomprise, exploitée, maltraitée, elle n’a pas encore trouvé sa place, même dans l’Église.
Dans la loi de la vie, il est écrit que Dieu a créé l’homme et la femme et leur a ordonné de croître et de se multiplier. Il ne s’agissait pas seulement d’une invitation à s’unir pour procréer et maintenir ainsi l’espèce humaine. Il s’agissait de quelque chose de bien plus grand : c’était le désir de Dieu que l’homme et la femme, ensemble, chérissent et développent la vie sous toutes ses formes, et la transmettent à l’ensemble de la création. La vie est le fondement de l’univers ; elle vient de Dieu comme un don et ne peut être transmise que par l’homme et la femme unis en moi, unis en moi dans le Cœur de Marie. D’où la mission de toute l’humanité, celle qui aurait dû être depuis le début et que le péché originel a déformée : gouverner l’univers aux côtés de Dieu, en donnant la vie divine à toutes les créatures. Réfléchissez, hommes et femmes de la Terre, voyez comme vous en êtes loin et comme votre condition est misérable !
Je souhaite que vous compreniez que mon cœur et celui de ma mère ne font qu’un. De même que nous avons été unis sur la Terre, nous sommes unis au Ciel. Je vous ai donné ma Mère, en la donnant à Jean, je l’ai donnée à chacun de vous et à toute l’humanité, pas seulement sur la Terre. Je continue à vous la donner comme exemple, comme bouclier, comme celle qui vous aide en tout, vers qui vous pouvez vous tourner comme vous vous tournez vers moi. Elle vous aime comme je vous aime. Avec elle, vous ferez des merveilles ! Et n’oubliez pas saint Joseph du Cœur brûlant, mon père putatif sur Terre, le juste par excellence. Personne n’a été aussi juste que lui, sa droiture a surpassé celle de tant d’autres, et la puissance de son esprit est immense. Marie et Joseph sont une mère et un père pour vous sur votre chemin, comme ils l’ont été pour moi, et c’est à eux que je veux vous confier.
Je vous bénis au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ».
